Lien météorologique

Etude de la concentration de la pollution à Toulouse

Toutes les données ont été mesurées entre le 01/10/2022 et le 30/09/2023 et proviennent de SYNOP data pour les données météorologiques et de Atmo Occitanie pour les données des polluants.

On étudie dans un premier temps la variation des moyennes des concentrations des polluants par mois puis par jour dans une période d’un an dans la ville de Toulouse. Ensuite, On essaie de mettre en évidence l’influence de différents facteurs météorologiques sur la concentration de certains polluants.

Concentration mensuelle de pollution sur une année


On remarque que la concentration d’oxydes d’azote (NOx, NO₂ et NO) est très faible au mois d’Août (33.9 µg.m⁻³ de NOx par exemple) puis ne cesse d’augmenter jusqu’à Décembre (99.0 µg.m⁻³ de NOx), elle se maintient pendant l’hiver jusqu’à Février (94.0 µg.m⁻³ de NOx) pour nettement diminuer jusqu’à l’été.
Cela peut être dû à plusieurs facteurs aussi bien causés directement par l’Homme (augmentation du chauffage, de la prise de véhicules, etc…) qu’indirectement via transformations chimiques naturelles (le froid engendre une augmentation des rejets automobiles, une formation de particules fines par les cheminées, etc…).

A contrario, la tendance est inversée concernant l’émission d’ozone (O₃) qui est stable mais importante entre Mars et Septembre (entre 59.3 et 70.9 µg.m⁻³) alors qu’elle est plus faible entre Octobre et Février (entre 37.7 et 51.3 µg.m⁻³ avec une baisse soudaine à 26.6 µg.m⁻³ en Décembre).
Cela peut s’expliquer par la dépendance de la formation de l’ozone à l’ensoleillement et à la température qui varient selon les saisons et par conséquent régulent les transformations chimiques produisant le-dit polluant.

Concernant les particules en suspension, elles ont toutes deux en moyenne les mêmes variations mais celles-ci sont a priori trop faibles pour en déduire une influence particulière.

Concentration quotidienne de pollution sur une année


On remarque que les concentrations d’oxydes d’azote sont stables en semaine (entre 57.9 et 66.7 µg.m⁻³ de NOx par exemple) mais diminuent soudainement le week-end (52.7 µg.m⁻³ de NOx le Samedi puis 40.6 µg.m⁻³ le Dimanche). Ceci est probablement dû au fait qu’en majorité les gens ne travaillent pas ou moins en fin de semaine.

La concentration d’ozone est quant à elle très stable variant entre 52.3 et 57.8 µg.m⁻³ toute la semaine. Ceci s’explique par le fait que l’ensoleillement et la température varient de façon similaire tous les jours (il ne fait pas plus chaud le lundi en particulier par exemple). De même, les concentrations des particules en suspension varient peu (entre 16.5 et 19.4 µg.m⁻³ pour les particules PM10 et entre 9.3 et 10.3 µg.m⁻³ pour celles PM2.5).

Lien entre le vent et la concentration de pollution


On remarque nettement un lien de causalité entre la vitesse du vent et la concentration des polluants.
En effet à chaque pic de vitesse du vent, la concentration de tous les polluants chute, et de la même manière quand la vitesse du vent est faible, la concentration des polluants augmente drastiquement.
On pourra également remarquer une corrélation positive entre la vitesse du vent et la concentration d’ozone puisque leur sens de variation sont sensiblement les mêmes.

Lien entre la température et la concentration d’ozone


On pourra noter une corrélation positive entre la température et la concentration d’ozone bien qu’elle soit indirect, puisque le facteur causal influençant les deux données est le rayonnement solaire.
L’indice UV aurait donc été une donnée plus pertinente à comparer que la température mais elle n’est pas disponible dans les données recueillies.

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